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Image ci-dessus au milieu:
Nosferatu“ 1921
Image ci-dessous à la gauche:
Der Kongress tanzt“ 1931
Image ci-dessous à la droite:
Der letzte Mann“ 1924

 

 
Affiches
 
 
histoire 1919 - 1933  
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Les archives de la fondation Friedrich-Wilhelm Murnau rassemblent les films les plus significatifs de l'histoire du cinéma allemand y compris les grands classiques muets des années vingt.

A l’époque de la République de Weimar, le cinéma allemand était mondialement renommé. Pour en arriver là, il avait fallu l’enthousiasme de tous les inventeurs, ingénieurs, visionnaires et exploitants qui ont marqué le chemin menant des premières séances publiques de 1895 aux sommets artistiques des années vingt.

Les quinze premières années de l'histoire du cinéma se confondent de fait avec l’évolution de l’aménagement des salles de projection. Leurs gérants attirent le chaland en vantant le confort des sièges, l’efficacité de l’aération et l’actualité du programme présenté. Le cinéma doit sa reconnaissance sociale à la participation grandissante d’acteurs de renom et d’auteurs à succès.

Le film de long-métrage, tournant décisif de l’exploitation cinématographique, apparaît vers 1912. Ce type de film remplace peu à peu les programmes de courts-métrages composés à la carte par les gérants de salles.

Vers 1910 le public vient dans les salles pour voir les titres à la mode puis, très vite, les actrices ou acteurs vedettes. Henny Porten et la Danoise Asta Nielsen deviennent ainsi les premières stars du cinéma allemand.

Les réalisateurs exigeants veillent surtout au choix du scénario et au jeu des acteurs. Ils utilisent déjà les possibilités du montage et de la prise de vue. Ils imaginent aussi les décors et costumes. Ces techniques se perfectionnent progressivement au cours des années vingt.

La fin de la Première Guerre mondiale marque la désagrégation des valeurs traditionnelles. Le cinéma entre dans la période souvent citée du film expressionniste. Le film emblématique de l’expressionnisme est «Das Cabinet des Dr. Caligari» écrit par Carl Mayer et Horst Jannowitz, produit par Erich Pommer, mis en scène par Robert Wiene, joué par Werner Krauss, Lil Dagover et Conrad Veidt dans les célèbres décors de Walter Reimann, Walter Röhrich et Hermann Warm. «Caligari» marque aussi le début d'une période artistique extraordinairement fertile.

Des réalisateurs comme Ernst Lubitsch, Fritz Lang, Friedrich Wilhelm Murnau sans oublier Lupu Pick, Paul Leni ou E.A. Dupont inventent l'âge d'or du cinéma allemand. C’est selon Lotte Eisner, célèbre historienne du cinéma, la période de «L'écran démoniaque».

La part déterminante de cet héritage cinématographique est gérée matériellement et juridiquement par la fondation Friedrich Wilhelm Murnau. Les plus beaux films de ce patrimoine comptent parmi les classiques du cinéma allemand.

Un classement trop rapide recouvrirait ces films de l’étiquette «muet», elle-même assortie de la mention «noir et blanc». Pourtant le cinéma muet n'a jamais été réellement muet et le film noir et blanc rarement noir et blanc. Une constatation d’importance pour les travaux de restauration et de reconstruction entrepris par la fondation Murnau.

La couleur : vers 1900, les départements techniques des laboratoires cinématographiques tentent de commercialiser des copies colorisées du film noir et blanc d’origine. Les procédés utilisés vont d’une colorisation au pochoir image par image au virage chimique de séquences entières.

Son : les premières tentatives d’association du son et de l’image remontent au début du siècle. A cette époque, le son est toujours transmis par un dispositif séparé, par exemple un phonographe synchronisé avec le projecteur.
Les premiers essais d'inscription directe du son sur la pellicule, un système qui garantit la synchronisation exacte du son avec l'image, remontent au début des années 1920. Citons le procédé TriErgon, mis au point par les chercheurs allemands Engel, Vogts et Masolle.
L'enregistrement optique du son s’impose définitivement à la fin des années vingt. Ce système transforme les signaux acoustiques en impulsions lumineuses qui sont inscrites en bordure de la pellicule. L’appareil de projection fonctionne à l’inverse : il transcrit ces impulsions lumineuses en signal sonore.

Les chercheurs allemands contribuent activement à la mise au point du cinéma sonore et aux procédés de cinéma en couleurs. L’utilisation artistique des possibilités du parlant est finalement déterminante. «Der blaue Engel» de Josef von Sternberg tourné en 1930 avec Marlene Dietrich est un exemple de chef-d’œuvre du cinéma parlant.

L'arrivée du parlant entraîne aussi l’apparition sur les écrans de multiples comédies musicales, opérettes et autres revues filmées. Ces films exploitent pertinemment les nouvelles possibilités techniques.

Des films comme Der Kongress Tanzt (1930), Die drei von der Tankstelle (1931) ou F.P. 1 antwortet nicht (1932) ont été tournés simultanément en plusieurs langues et contribuent l’époque au succès international de l'Ufa.

Le début des années 30 marque la période la plus productive du cinéma allemand. Pas moins de 195 long-métrages sont réalisés en 1931, 168 l’année suivante.

En ces temps troublés de chômage massif et de combats de rue sur fond de crise politique permanente, la musique légère, la chansonnette et la danse sont omniprésentes sur les écrans allemands.

La fin de la République de Weimar coincide avec une déferante de comédies au cinéma et quelques chefs-d’œuvres comme M - Eine Stadt sucht einen Mörder (1931) exploitent aussi magistralement les nouvelles possibilités du parlant.

 

 

Das Cabinet des Dr. Caligari 1920

Der Golem wie er in die Welt kam 1920

Tagebuch einer Verlorenen 1929

Der letzte Mann 1924

Der blaue Engel 1930

F.P.1 antwortet nicht 1932

Die Drei von der Tankstelle 1930
histoire avant 1919
histoire 1933 - 1945